Epaisseur isolation toiture : comment la déterminer ?

mercredi 13 novembre 2013

Les performances énergétiques d’une isolation de toiture dépendent en grande partie de l’épaisseur d’isolant mis en œuvre lors des travaux de rénovation. Comment déterminer la bonne épaisseur d’isolant pour optimiser votre isolation thermique ?

Epaisseur de l’isolation de la toiture : le lambda

Il est relativement simple d’estimer l’épaisseur d’isolant à utiliser pour la rénovation énergétique de votre toiture à partir de son lambda. Le lambda quantifie la chaleur conduite par le matériau. Plus ce chiffre est bas, moins l’épaisseur nécessaire est importante ; en d’autres termes, si vous souhaitez isoler votre toiture de façon performante avec un minimum de perte de place, par exemple en isolation de combles habitables par l’intérieur (ITI), mieux vaut choisir un isolant au lambda le moins élevé possible. Le lambda s‘exprime en W/m²K, tout comme la résistance thermique (R) qui désigne la performance d’isolation de l’isolant.

Pour bénéficier des dispositifs d’aide financière et fiscale dans le cadre de vos travaux de rénovation énergétique, comme la prime éco-énergie, l’ensemble des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), ou la prime unifiée qui remplace le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique, votre isolation de toiture doit présenter une résistance thermique minimale de 6 m2.K/W. En multipliant le lambda par la valeur de résistance thermique, vous obtenez l’épaisseur minimum d’isolant à mettre en œuvre selon sa nature.

Epaisseur de l’isolant toiture : les points d’attention

Une isolation de toiture doit obéir à un certain nombre de contraintes afin de remplir les conditions nécessaires à l’obtention d’aides financières, mais aussi pour se conformer aux réglementations thermiques actuelles.

L’importance de l’humidité

Le lambda de l’isolant peut être majoré de l’ordre de 0,005 en fonction de l’humidité : en effet, certains isolants sont particulièrement sensibles à l’eau, qui leur fait perdre de l’efficacité et favorise le tassement. C’est notamment le cas de la laine de mouton ou autres laines naturelles, de la plume de canard, ou encore des isolants d’origine végétale comme la fibre de bois.

Isolation des combles par l’intérieur

Vous ne disposez pas de beaucoup d’épaisseur entre les chevrons de la charpente : mieux vaut isoler avec des isolants en panneaux à faible lambda (maximum 0,036) et doté d’une haute résistance thermique, qui vous permettra d’être efficace avec une unique couche, limitant ainsi la perte de place. Attention : les laines minérales, plébiscitées pour leur prix, ont des caractéristiques qui ne permettent pas d’isoler avec la résistance thermique minimale de 6 m2.K/W en une seule couche. Or, la pose d’une seconde couche de laine ajoute une surépaisseur et entraîne une perte de surface habitable toujours dommageable pour des rampants de toiture. C’est également le cas avec la fibre de bois.

Isolation de combles perdus par soufflage

Dans les combles non-habitables, la technique du soufflage permet d’isoler de façon parfaitement uniforme, sans ponts thermiques, et de manière économique. Les travaux sont rapides : un isolant en vrac est projeté à l’aide d’un souffleur dans les moindres recoins de vos combles : cellulose, laine de roche, laine naturelle, fibre de bois. Tout-en-un, elle fait office de pare-vapeur et de protection contre l’humidité. Son épaisseur peut facilement monter jusqu’à 30 cm : la garantie d’une meilleure efficacité thermique. Toutefois, vous devez vous assurer que le plancher et vos combles sont en mesure de supporter le poids de l’isolant ; même si les matériaux soufflés sont légers, ils ont tendance à se tasser avec les années et peuvent également se gorger d’humidité si la toiture est en mauvais état.
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