Installation poêle à bois : les différentes étapes

mardi 13 septembre 2011

Quelles sont les étapes pour l’installation d’un poêle à bois ?

Ca y est, c’est décidé : vous faites installer un poêle à bois pour le chauffage de votre maison ! La mise en place de ce type d’appareil de chauffage peut se révéler complexe et doit être confiée à un professionnel qualifié. L’installation doit respecter un certain nombre d’étapes afin de réaliser un maximum d’économies d’énergie : suivez le guide pour tout savoir !

L’installation d’un poêle à bois pour le chauffage de votre maison reste une opération technique, car seule une pose dans les règles de l’art peut garantir un fonctionnement optimal et une sécurité d’utilisation garantie. C’est la raison pour laquelle, avant toute chose, vous devez faire appel à un professionnel de l’installation certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour tout projet de poêle à bois-bûche ou à granulés. Un devis vous permettra d’estimer le prix de la pose qui peut varier grandement selon le type de poêle, l’énergie utilisée (bûches ou granulés) mais surtout selon la configuration de votre logement ; s’agit-il d’une pose en rénovation ou d’une première installation ?

La pose d’un poêle à bois en rénovation

Votre maison disposait déjà d’un ancien poêle à bois, que vous souhaitez remplacer, ou encore possède des conduits de cheminée qui pourront être utilisés pour y raccorder votre poêle : il s’agit d’une pose de poêle en rénovation. Le professionnel va procéder aux travaux suivants pour mener à bien l’installation :

  • Déposer l’ancien poêle : l’appareil sera retiré, tout comme son tuyau de raccordement au conduit d’évacuation des fumées.
  • Si des travaux de réfection sont nécessaires à l’emplacement de l’ancien poêle (sol, mur d’adossement, plafond, etc.), ils seront réalisés à ce moment.
  • L’artisan va ensuite s’occuper des arrivées d’air, nécessaires à la combustion des bûches ou des granulés au sein du poêle : ouvertures, pose de grilles, etc. Il va également s’occuper du conduit de cheminée, en vérifiant que celui-ci est en bon état et en procédant le cas échéant à un tubage, c’est à dire à un doublage du conduit par un tube métallique pour protéger les parois des risques de surchauffe et permettre une évacuation sécurisée des fumées.
  • Enfin, il va procéder à la pose du poêle puis à son raccordement au conduit.

Une installation de poêle à bois à bûches ou à granulés en rénovation est la solution la plus rapide et la moins chère, car elle ne nécessite que peu de travaux, le conduit de cheminée existant étant utilisé. Elle permet également de ne pas se poser la question de l’emplacement du poêle, puisque le nouveau prend la place de l’ancien ! Mais de ce fait, vous ne pouvez pas décider de changer le poêle de pièce, par exemple. Si votre conduit de cheminée est en bon état de fonctionnement, la pose de votre nouveau poêle à bois peut être réalisée en 1 journée.

La nouvelle pose d’un poêle à bois

Vous avez opté pour une maison neuve ou ne possédant ni cheminée, ni poêle : il s’agit donc d’une nouvelle installation. Au préalable, vous devez avoir réfléchi à la faisabilité de votre projet : où poser le poêle pour une bonne répartition de la chaleur ? Où et comment installer le conduit d’évacuation ? L’état des sols, murs et toiture permet-il ces travaux ? Ces points sont à discuter en amont avec le professionnel RGE chargé de la pose de votre futur poêle. Une fois l’emplacement du poêle choisi, les étapes de la pose sont les suivantes :

  • Préparation de l’environnement immédiat de votre poêle : habillage du mur d’adossement pour le protéger d’une chaleur excessive, protection du sol avec coulage éventuel d’une dalle permettant de supporter le poids de l’appareil, préparation des arrivées d’air, etc.
  • Le conduit d’évacuation : selon le type de poêle à bois choisi, sa puissance et vos besoins de chauffage, il faudra soit créer de toutes pièces un conduit d’évacuation en dur, nécessitant d’importants travaux de maçonnerie, soit poser un tubage métallique traversant la maison et ressortant par la toiture, ou remontant le long d’un mur extérieur jusqu’à la hauteur du faîtage. Cette dernière solution, outre sa simplicité, permet aussi de diffuser davantage de chaleur aux étages supérieurs grâce aux propriétés conductrices du métal. Dans les deux cas, les travaux sont importants, mais votre sécurité et le bon fonctionnement de votre poêle en dépendent !
  • Enfin, le professionnel procède à la pose du poêle à proprement parler et à son raccordement au conduit d’évacuation.

Une nouvelle pose est plus onéreuse qu’une pose en rénovation, car au prix du poêle s’ajoute le coût des travaux qui peut se révéler important, sans compter les désagréments liés (gravats, poussières, etc.). Il s’agit également d’une opération globalement plus longue : comptez plusieurs jours de chantier. À savoir : l’installation d’une évacuation sous forme de tubage métallique traversant la maison est plus simple et plus rapide à exécuter qu’un conduit en maçonnerie, mais ne peut être réalisé dans tous les intérieurs pour des raisons de sécurité (la chaleur ne fait pas bon ménage avec certains matériaux de construction) ; prenez conseil auprès de votre professionnel pour en savoir plus.

Quelles aides pour l’installation d’un poêle à bois ?

L’acquisition d’un poêle à bois-bûches ou granulés, en tant que chauffage fonctionnant à l’aide d’une énergie renouvelable, est éligible à de nombreux dispositifs d’aide financière : Ma-Prime-Rénov’ (à partir de janvier 2020 pour les ménages modestes), le CITE 2020 (jusqu’au 31 décembre 2020 pour les ménages aux revenus intermédiaires), l’éco-prêt à taux 0 (Éco PTZ), la Prime Éco-Énergie, les aides des collectivités locales pour l’utilisation de chauffages aux énergies renouvelables, etc. À condition que votre logement soit bâti depuis plus de 2 ans et de faire appel à un professionnel RGE, vous pouvez en outre bénéficier de la TVA à 5,5 % sur le matériel, mais aussi les travaux de pose de votre poêle à bois. N’hésitez plus !

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