Mode de chauffage le plus économique : comment bien choisir ?

Date de publication : vendredi 5 février 2021

Passer un hiver froid, de surcroît confiné chez soi, amène à se poser la question du mode de chauffage le plus économique. Quand la facture explose, il est temps de penser à changer pour un mode de chauffage plus économe et plus vertueux. Découvrez notre comparatif et choisissez en toute connaissance.

Vue sur un jardin enneigé

Coût d’achat et de fonctionnement des modes de chauffage

Dans le choix d’un nouveau système de chauffage, il faut examiner plusieurs critères :

  • le coût d’installation,
  • le coût de l’énergie,
  • le rendement.

Un mode de chauffe peut s’avérer cher à l’installation mais offrir un rendement élevé qui, même avec un coût d’énergie élevé, donnera un coût final globalement moins élevé.

Le classement des modes de chauffage par coût d’installation peut être ordonné ainsi (hors les aides de l’État) :

  1. poêle à granulés : de 1 500 à 6 000 euros,
  2. radiateurs électriques : de 2 000 à 5 000 euros,
  3. chaudière à condensation au fioul : de 3 000 à 7 000 euros,
  4. chaudière bois bûches : 2 000 à 8 000 euros,
  5. chaudière à condensation au gaz : de 2 500 à 8 000 euros,
  6. chauffage solaire combiné : de 3 000 à 15 000 euros,
  7. plancher chauffant : de 4 000 à 16 000 euros,
  8. chaudière bois granulés : 12 000 à 20 000 euros,
  9. pompe à chaleur : de 5 000 à 20 000 euros selon la source d’énergie (la géothermie étant la plus chère).

Le coût moyen de l’énergie donne un classement totalement différent (prix du mégawattheure) :

  • chauffage solaire combiné : 0 euro,
  • chauffage au bois : de 32 à 78 euros (sauf bûche densifiée : 193 euros),
  • pompe à chaleur : de 68 à 81 euros,
  • chauffage au fuel : 73 euros,
  • chaudière au gaz : 80 euros,
  • plancher chauffant : 96 euros,
  • radiateurs électriques : 168 euros.

Rendement des modes de chauffage

Ces coûts doivent être pondérés par le rendement de chaque mode de chauffage. Le rendement est le nombre de kWh restitués par rapport au nombre de kWh consommés. Les différents systèmes peuvent être classés ainsi, en fonction de leur efficacité saisonnière (du meilleur au moins bon – données ADEME) :

  • pompe à chaleur géothermique : 140 % en haute température et 190 % en basse température,
  • pompe à chaleur aérothermique : 110 % en moyenne et haute températures, 130 % en basse température,
  • système solaire combiné : 90 à 100 %,
  • chaudière à condensation gaz : 92 %,
  • chaudière à condensation fioul : 89 %,
  • chaudière bois plaquettes ou granulés : 75 à 105 %,
  • chaudière bois bûches : 65 à 90 %,
  • radiateurs électriques : 38 %.

Outre le fait que les chauffages à énergie renouvelable ont un bilan carbone moins élevé, ils offrent un rendement bien supérieur pour un coût de fonctionnement réduit.

Profitez des aides pour avoir le mode de chauffage le plus économique

Les modes de chauffage les plus vertueux présentent aussi le coût d’installation le plus élevé. Ils sont certes plus chers à l’achat mais leur coût peut être diminué en profitant des aides à la rénovation énergétique.

Le remplacement de la vieille chaudière par un système de chauffage moins polluant est éligible, sous conditions de ressources, au « Coup de Pouce Chauffage » et au bonus éco-énergie. Les systèmes les plus performants sont éligibles à ces aides : raccordement à un réseau de chaleur, chaudière individuelle ou à haute performance énergétique, chauffage indépendant au bois (cf. arrêté du 31 décembre 2018).

L’installation d’un nouveau mode de chauffage dans le cadre d’une rénovation énergétique est également éligible à la prime éco-énergie (non cumulable avec le « Coup de Pouce »), à MaPrimeRénov’, à l’éco-prêt à taux zéro, à la TVA réduite, etc.