Types d’isolants et techniques de pose : les critères d’une bonne isolation

Date de publication : mardi 12 juillet 2016

Les travaux d’isolation permettent de faire jusqu’à 30 % d’économie d’énergie dans un logement. En plus d’être à l’origine d’importantes économies sur la facture, les travaux d’isolation d’un logement apportent un vrai gain de confort. Pour tous les projets d’isolation, voici une infographie commentée qui vous aidera à identifier les différents types d’isolants existants, les techniques utilisées selon les points stratégiques à isoler dans un logement.

infographie sur les différents types d'isolant

Le choix de l’isolant thermique : quel impact pour l’isolation du logement

L’un des critères d’efficacité de la rénovation énergétique est le choix de l’isolant thermique. Il en existe différents types, chacun disposant de caractéristiques propres et offrant des performances thermiques variables pour le confort thermique en hiver comme en été.

Entrent également en compte dans e choix, outre le prix de l’isolant, sa durabilité, son inflammabilité ou encore ses performances phoniques. Le choix de l’isolant thermique dépend donc principalement de la structure et des besoins du logement.

On distingue trois grandes familles de matériaux isolants :

  • les isolants minéraux,
  • les isolants biosourcés,
  • les isolants synthétiques.

Les isolants minéraux ou laines minérales

Les isolants minéraux sont constitués de fibres tirées de matières minérales. Elles sont de deux sortes :
  • laine de verre, à base de sable, silice ou verre recyclé,
  • laine de roche, vermiculite et perlite, à base de basalte ou roche volcanique.

Les laines de verre et de roche sont majoritairement utilisées en construction, en raison de leur coût peu élevé et de leur bonne efficacité thermique, ce qui a son importance dans un dossier d’aide à l’isolation de maison. La perlite et la vermiculite sont moins intéressantes du point de vue de l’isolation thermique.

Les isolants biosourcés

La catégorie des isolants biosourcés comporte les laines végétales et animales et les isolants produits à partir de matières recyclées.

Les laines animales (laine de mouton, plumes de canard) sont un bon isolant thermique. Cependant, la fabrication d’isolant à base de laines animales nécessite l’ajout d’additifs et la réalisation d’un traitement antiparasitaire et anti-humidité qui les rend moins intéressants d’un point de vue écologique.

Les laines végétales sont très utilisées dans l’isolation thermique des bâtiments écologiques. Elles proviennent de différentes sources :

  • laine de chanvre,
  • laine de lin,
  • fibre de bois,
  • fibre de coco,
  • liège,
  • laine de bois,
  • laine de coton,
  • ouate de cellulose.

Pour obtenir une aide aux travaux d’isolation, il est nécessaire d’augmenter l’épaisseur d’isolant végétal ou animal pour aboutir à une résistance thermique suffisante. Cela contribue à augmenter nettement le coût d’une isolation thermique avec des isolants animaux ou végétaux.

La ouate de cellulose, fabriquée à partir de matières recyclées (journaux, textiles) fait figure d’exception, avec un pouvoir isolant plus important et un coût moindre. C’est sans doute l’un des isolants thermiques les plus performants sur le marché de la rénovation énergétique, idéal pour obtenir une prime travaux.

Les isolants synthétiques

Fabriqués à partir des résidus de pétrole, la catégorie des isolants synthétiques recouvre notamment le polystyrène, le polyuréthane et la mousse phénolique.

Les polystyrènes expansés et extrudés sont des matériaux isolants peu coûteux. Du point de vue de l’efficacité, ils ne sont pas les mieux placés. Leur principal atout, hormis le prix, réside dans leur faible épaisseur, qui leur permet d’être utilisés dans l’isolation des petits volumes et des rampants de toit, pour conserver le maximum de surface habitable.

Ils présentent cependant des inconvénients majeurs :

  • peu durables dans le temps,
  • risque inflammable,
  • risque de condensation,
  • pas d’isolation à la chaleur,
  • pas d’isolation phonique.

Pour finir, un isolant synthétique produit jusqu’à 20 fois plus d’énergie grise qu’un isolant biosourcé.

Les techniques de pose des isolants

Les matériaux isolants se déclinent en plusieurs formes :
  • flocons ou granulés (la plupart des matériaux, sauf polyuréthane),
  • rouleaux et panneaux (la plupart des matériaux),
  • plaques (polystyrène, ouate de cellulose et liège),
  • mousse (polyuréthane).

Dans les combles perdus, la technique idéale est celle du soufflage. Peu onéreuse et rapide à mettre en œuvre, elle permet de réaliser une isolation thermique sans déranger la vie des résidents, simplement en retirant quelques tuiles du toit. Elle garantit en outre une isolation complète, sans risque de ponts thermiques. Peuvent ainsi être soufflés les laines de roche, de verre, de mouton ou de bois, le polystyrène, le liège et la ouate de cellulose.

Ces mêmes matériaux isolants peuvent aussi être insufflés dans les cloisons, à l’aide d’une cardeuse, système très prisé pour la mise en œuvre de la ouate de cellulose dans les combles. De son côté, seul le polyuréthane peut être projeté. Cette dernière technique sert essentiellement à isoler les vide-sanitaires.

Sous les rampants, la technique la plus utilisée reste la pose d’un isolant en rouleaux. La plupart des isolants existent sous cette forme, facile à poser et qui peut s’adapter facilement dans les surfaces difficiles.

Les panneaux isolants existent aussi dans tous les matériaux isolants. Ils sont à privilégier pour l’isolation thermique des murs, qui nécessite un isolant plus rigide.

Pour isoler les planchers, il est fréquemment utilisé des rouleaux ou des plaques.

Matériaux isolants et performances thermiques

Ce qui compte le plus dans le choix d’un isolant thermique est sans doute sa conductivité, bien que les critères (énergie grise, déphasage, résistance à l’eau, au feu, etc.). La conductivité du matériau isolant détermine l’épaisseur nécessaire pour obtenir la résistance thermique souhaitée.

Moins l’isolant est conducteur, meilleure est la performance thermique, à épaisseur égale. Les isolants thermiques présentant la conductivité la plus faible sont :

  • le polyuréthane,
  • les polystyrènes expansé et extrudé,
  • la fibre de bois.

Viennent ensuite les laines de coton, de lin, de roche et de verre et la ouate de cellulose en vrac.

Bonne dernière, la laine de chanvre tient compagnie à certains isolants rigides minéraux rigides comme la vermiculite ou le verre cellulaire.

De façon générale, les flocons et les rouleaux présentent une moindre conductivité que les panneaux rigides.

Choisir un bon isolant s’avère assez difficile et il est important de se faire accompagner par un professionnel RGE pour obtenir un bon résultat et bénéficier des aides à l’isolation thermique.

Sources :